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Accueil  Galerie  2010  Le jeudi 8 avril 2010


 

Exposition
THIERRY LAGALLA présente :
La mortadella pintura

Vernissage le jeudi 15 avril à partir de 19h


par Florence BEAUGIER,    

 

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THIERRY LAGALLA présente :
LA MORTADELLA PINTURA

Une exposition du 16 avril au 5 juin 2010
Vernissage jeudi 15 avril à partir de 19h

communiqué de presse en pdf




>>> COMMUNIQUE DE PRESSE :


Thierry Lagalla est né le 23 janvier 1966 à Cannes. Diplomé de l’école de la Brossalhas en 1983, il est transféré d’urgence à Nice où il obtient brillamment, en 1991, son diplôme d’artiste néo folklorique préparé à l’ESRP. Aujourd’hui, il vit et travaille dur à Nice. C’est ainsi que débute le curriculum vitae de Tilo Lagalla.

Artiste vidéaste folklorique, il se montre, s’expose, se produit, se manifeste, se risque dans des mises en scènes vidéastiques plus drôles et stupéfiantes les unes que les autres. On peut dire de Lagalla qu’il participe de la veine des Pierrick Sorin, Joël Bartoloméo ou encore Serge Comte. Mais gare, car Tilo Lagalla parvient de façon toute à fait incongrue à évacuer le sacro saint fantasme duchampien qui hante sans se cacher et à grands bruits les couloirs de l’art contemporain. En effet, c’est avec finesse et habilité qu’il réussit à faire se côtoyer l’humour et le burlesque. Il est un militant du réel.
Dans ses petits films, on le voit, souvent plein cadre, et on l’entend. Il s’exprime en patois niçois, mais pas seulement, car il traduit la langue d’oc en un anglais extraordinairement chantant et coloré. Dans cet univers on peut croiser au détour d’une chansonnette, un Gobi, un pigeon, une tortue, une sardine, une patate, une bite, tous ses éléments du quotidien qui deviennent pour lui les vecteurs d’une démystification. D’abord celle de tout discours artistiques. Exit le ready made ! Out nos vanités et tous nos égocentrismes ! Adiou, les pathologies du quotidien ! Lagalla provoque le rire en réduisant l’action et la narration à leur forme la plus simple. Celle que l’on retrouve dans le cinéma muet. Il entraîne le spectateur dans un espace de l’image minimaliste dont le sens échappe farouchement aux convenus contemporains.

Mais Thierry Lagalla c’est aussi un artiste peintre folklorique, « O’ lo pintre ! ». Qui a dit que la peinture était morte, silencieuse, qu’elle n’avait plus rien à dire ? Parce que, celle de Thierry Lagalla tchatche, qu’est-ce que la peinture ? Tchatche, est-elle morte ? Il questionne, il peint par-dessus l’image de la chose réelle, il recouvre, tentant par le palimpseste de la matière picturale, de ré érotiser même les choses les plus délicates et les plus morbides de notre culture, comme par exemple la carte postale. Car pour Lagalla pas d’Art sans érotisme ! « Figuration vieille pute, abstraction grosse salope, le retour de l’érotisme dans l’Art ! ». Poursuivant son idée, il passe de la carte postale à la Nature Morte ce qui l’amène à la question de la Vanité. Tchatche, le peintre peut-il faire des œuvres d’art qui ne soient pas des Vanités ? Comment la Nature Morte peut-elle restituer le spectaculaire ? Celui que nous retrouvons quotidiennement dans nos boîtes aux lettres, s’étalant sur des papiers glacés dans des livrets publicitaires, sublimes images qui vantent les promotions de la saucisse, du poulet, des crevettes... Bref, Lagalla aime passionnément se confronter à l’histoire des formes et des idées que ce soit à travers la Nature Morte, la Citation, l’Autoportrait, on trouve toujours chez lui l’idée que le peintre peut représenter quelque chose qui apparaît et qui, en même temps, est aussi la négation de la chose dont il est issu. Nous avons ici une profonde affirmation de la puissance de la Représentation, par la transformation de l’image qui s’opère à travers le geste pictural burlesque Lagallien, recouvrement de matière et de sens, on ne peut échapper à l’absurde abscons du spectaculaire qui devant nos yeux ébahis bascule des bras de Thanatos à ceux d’Éros.

Pour sa deuxième exposition à La Mauvaise Réputation, la première avait eu lieu en avril 2006, Thierry Lagalla choisit de monter une série de peintures plus spectaculaires les unes que les autres. A cette occasion sera présentée une sérigraphie éditée par La Mauvaise Réputation au titre évocateur de « La Mortadella pintura ».

Vernissage le jeudi 15 avril à partir de 19h en présence de l’artiste.



De la supremacià de la pintura alemanda
(de la suprématie de la peinture allemande)
acrylique sur toile - 22 x 27 cm - 2005
collection privée


Hétéroclite ou, plus précisément, hétérogène, Thierry Lagalla rend conviviaux les contraires : anecdotique/historique, prosaïque/poétique, figuration/abstraction, local/international... Il nous semble « être » chez Héraclite, le philosophe du logos. Avec ce Grec-là, on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau. Avec cet artiste-ci, on ne se baigne jamais.
Ici, tout nous échappe, Hic et Nunc sont dans un bateau, le réel sonne toujours deux fois, échos, glissements, chutes ou rebonds ; la Re, Re, Re, représentation. Depuis rose Sélavy, cet R se balade ; projeté par l’artiste, il ne cesse de ricocher, produisant, au passage, des œuvres collatérales. « L’origine du monde ?- Ah non, c’est à côté. » nous répond un anus excentrique. Depuis cet à côté, Thierry Lagalla nous parle de : Nice capitale, des patates sœurs de lumière, du vide dans le seau, de la banane sans fin, d’une mortadella empaillée, d’un gòbi célébré à la sauce Las Vegas...autant de couples improbables qui vivent poétiquement leur union. L’art chez Lagalla est un véritable service hospitalier à l’ambivalence, ni d’antihèse, ni de succession. Une demeure croissante où, la figure et le langage vivent, avec ravissement, leur androgynie et leur simultanéité.

G.B



Le vide dans le seau
acrylique sur toile - 24 x 19 cm - 2006
collection privée



Vanità au lapin (vanity with rabbit), le futur ça arrive vite
acrylique sur toile - 19 x 27 cm - 2006
collection privée













































Plus d’infos sur Thierry Lagalla :
Galerie Espace A VENDRE / Nice

 


Florence BEAUGIER

 




 

 

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