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Accueil  Galerie  2013  Le dimanche 23 juin 2013


 

at the corner of my mind
in the ParK

une exposition de Muriel Rodolosse
Vernissage le jeudi 27 juin à partir de 19h


   

 

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Muriel Rodolosse est originaire du Lot, elle a fait ses études en partie à l’université Michel de Montaigne de Bordeaux III et à la John David Mooney Foundation de Chicago. Elle est en peu de temps devenue une actrice reconnue de l’art contemporain. Le FRAC Aquitaine lui a consacré une exposition et une monographie en 2011.
Délaissant les supports classiques, Muriel Rodolosse peint sur, ou plutôt sous du Plexiglas, opérant ainsi, par le choix de ce support et le renversement du geste et de l’image qu’il impose, un rapprochement entre l’artiste et le spectateur. Pour elle, c’est « un support lisse et neutre, qui me permet une grande liberté d’expression, et donne à mes œuvres une distance et une valeur tridimensionnelle ». Mais surtout, pour chaque exposition, elle renouvelle son travail, n’arrivant jamais dans un lieu d’exposition avec des œuvres « clés en main », prêtes à être accrochées. Elle préfère s’approprier l’espace et imaginer un parcours artistique sur mesure, où volumes et peintures se conjuguent et invitent le visiteur à dépasser son état contemplatif pour entrer littéralement dans l’œuvre. Et l’inciter à se questionner. Sur le temps, le mouvement, la place de l’homme dans l’espace...
Pour son exposition à La Mauvaise Réputation (rappelons qu’il s’agit d’un espace qui est à la fois une librairie, et, une galerie) Muriel Rodolosse a élaboré toute une réflexion plastique qui trouve sa source, son origine, dans un livre, dont les problématiques sont en lien avec des œuvres plus anciennes de l’artiste (X degrès de déplacement, versteckt just around the corner...) . Il s’agit du roman Le ParK écrit par un autre bordelais, le philosophe Bruce Bégout (Le ParK est publié en 2010 par les éditions Allia). Ce roman est ce que l’on appelle un récit dystopique, (comme 1984 de Georges Orwell ou La planète des singes de Pierre Boule) c’est-à-dire un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, certains disent aussi que c’est une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre utopie. L’auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. La dystopie s’oppose à l’utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui puissent être envisagés. Ainsi, le concepteur du ParK a-t-il rassemblé en un seul parc toutes ses formes possibles. Le ParK associe une réserve animale à un parc d’attraction, un camp de concentration à une technopole, une foire aux plaisirs à un cantonnement de réfugiés, un cimetière à un Kindergarten, un jardin zoologique à une maison de retraite, un arboretum à une prison. Il les combine, joint tel caractère à tel autre, mélange les genres, confond les bâtiments, agrège les populations, intervertit les rôles.
C’est donc dans cet univers du ParK que Muriel Rodolosse va, vient, se balade. Elle sonde, s’immisce, explore les lieux, comme par exemple « le cabinet des utopies perdues » ou « la neuro-architecture »... Elle crée, invente des paysages aux architectures inquiétantes, ouvre des espaces d’enclavement humain dans lesquels se déplacent des personnages froidement anonymes, on ne peut d’ailleurs, qu’espérer, que leur marche les conduise loin et surtout hors du ParK...
Installées dans l’espace de La Mauvaise Réputation, les œuvres, de petits formats noirs et blancs, s’agglutinent dans un coin, le corner, conçu et pensé par l’artiste comme un espace de repli. Elles sont mises en tension avec la présentation frontale d’un très grand tableau en couleurs, préfigurant une vision du ParK. Cet accrochage, déséquilibré, dystopique, rend la visite de cet espace inconfortable.

L’exposition at the corner of my mind in the Park de Muriel Rodolosse nous entraîne à saisir, et à ressentir l’étouffante atmosphère du Park. Elle nous ouvre les portes d’espaces qui mêlent l’insolite et l’effroyable, mélange les ambiances, les mythologies, le réel, l’imaginaire.
at the corner of my mind in the Park de Muriel Rodolosse est à coup sûr, une destination estivale fortement insolite !





>>> murielrodolosse.com
>>> muriel rodolosse / catalogue FRAC aquitaine
>>> Le Park / éditions Allia




A view of the Park in front of Podgaric

 

 




 

 

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