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24.01 - 22.02.2020
CAMILLE LAVAUD
Vernissage vendredi 24 janvier à 18h


   

 

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Camille Lavaud est née en 1981 à Bergerac. Elle vit et travaille tantôt dans un village médiéval de sa terre natale, la Dordogne, tantôt à Paris.
Elle obtient son DNSEP à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.

L’œuvre graphique de Camille Lavaud se construit en un nœud associatif d’idées, ordonné par la pratique du dessin, de l’écriture et du film. Ce système de travail n’instaure aucune hiérarchie entre les différentes sources d’archives (historiques, patrimoniales ou presse populaire), et questionne la notion de Genre entre ces pratiques artistiques. Il en résulte des va-et-vient de sens, des bifurcations romanesques et scénaristiques, des constructions ou déconstructions parodiques.

De ces associations et collections naît une réalité burlesque, toujours à la lisière de la réalité et de la fiction. Vérité romancée dessinée ou Cinéma du Réel dessiné ou encore, Fiction documentée dessinée ? Cette production graphique s’apparente à un Art de la mémoire où la mémoire serait systématiquement dysfonctionnelle. Des jonctions thématiques liées au sujet de l’Adaptation entre Littérature et Cinéma engendrent une écriture modulable du scénario, par le dessin et le film.

Cette passerelle Transmédia se nomme Le Consortium des Prairies, nomination générale pour définir une norme particulière de recherche sur ce thème de l’Adaptation.

Il y a d’abord des affiches fictives de cinéma (titres fictifs de mélodrames et polar, avec des compositions fidèles à l’esthétique graphique des affiches des années 1940-50) qui deviennent par la suite des socles narratifs. A partir de celles-ci se déterminent des trajectoires scénaristiques donnant à leur tour lieu à des possibles bandes annonces fictives... Ces bandes-annonces deviennent un nouveau support iconographique autonome et indépendant.
Toute narration engagée, qu’elle soit écrite, dessinée ou filmée, est extensible. Chacune devient potentiellement le « moteur » d’une autre et s’organise de manière hasardeuse ou maitrisée sur des choix de lieux, de personnages, d’archives, de temporalité historique, de choix esthétique. C’est un protocole de Cinéma graphique circulaire, s’organisant par fragments filmés ou dessinés.
Le cinéma devient un matériau artistique, à la fois produit d’une histoire et d’un cheminement. Ces jeux de recontextualisation d’images issues d’une culture populaire dessinée et filmique ont donné récemment lieu à une nouvelle expérimentation : la conception d’une radio fictive, Radio Furax.
Celle- ci participe à une extension formelle du dessin et du film, afin d’expérimenter de nouveaux dispositifs Transmédia de lecture.

Comme la nommaient les dadaïstes : « La radio est le film de l’oreille ».

Les différents projets du Consortium des Prairies questionnent l’Histoire des médias et la Culture de masse et s’articule toujours comme une Saga feuilletonesque.

Certains de ses dessins sont publiés dans des revues (Feuilleton, Citizen K, New York Times, Le Monde, revue XXI...) ou édités, ainsi son premier livre Blocus Solus - en hommage à Locus Solus de Raymond Roussel - paraît chez United Dead Artists en 2013. Elle prépare actuellement une BD intitulée La Vie Souterraine, qui sortira prochainement en septembre 2020, éditions Requins Marteaux.

Pour sa quatrième exposition à La Mauvaise Réputation, Camille Lavaud présente un ensemble hétéroclite de ses derniers travaux.
A découvrir dans cette exposition des saynètes aux histoires loufoques, rocambolesques. Une vision très nettement pessimiste des rapports humains mais jamais dénuée d’humour !

camillelavaud.com




L’effaceur de rire, 2017
acrylique et encres sur papier, 80 x 120 cm




Chez Camille Lavaud, le dessin est un choix de rigueur et de fraîcheur, de mesure et de débordement. S’il sert effectivement de support à l’idée, à un préoccupation expressive, à une effervescence imaginaire, il n’en conserve pas moins une marge de jeu grâce à laquelle sa capacité évocatrice reste particulièrement vive. Il se place sous le signe de la conciliation de sources diverses, mais accueille aussi des tentations antagonistes. Son énergie emprunte à la bande dessinée, au cinéma, à l’histoire de l’art, aux résonances bigraphiques et creuse le sillon d’un réalisme jamais figé, toujours bousculé qui répond aux appels de la fantaisie de la poésie et aussi de la restitution basée sur des superpositions de registres et de variations de tonalités.
Didier Arnaudet

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