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Accueil  A la Une  Le samedi 1er septembre 2018


 

15.09 - 20.10.2018
vernissage samedi 15.09 à partir de 16h
BACK TO THE HOOD
Vincent Gicquel - Thierry Lagalla
Charles Mason - Manuel Ocampo
Gorka Mohamed


par Florence BEAUGIER,    

 

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Sur une proposition des galeries

Thomas Bernard / Cortex Athletico
&
La Mauvaise Réputation


-  télécharger le communiqué de presse ICI.



Thierry Lagalla
Phyto-néo-géo, 2018
Acrylique sur toile, 65 x 50 cm


La galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico est créée à Bordeaux en 2006. Jusqu’en 2015, date de son déménagement à Paris, elle a été partie prenante d’un écosystème local, tout en ayant un rayonnement bien plus large. Elle a collaboré avec de nombreuses structures, montré du théâtre, de la danse, des performances, des films. Elle a organisé des cycles de projections, publié une petite revue. Ce sont toutes ces expériences qui ont permis à son équipe de comprendre à quel point collaborer est nécessaire.

La Mauvaise Réputation créée, en 2003, à Bordeaux, propose une programmation d’expositions riches et variées. Elle présente de la peinture, du dessin, de la sculpture, de la vidéo mais aussi de la performance créant ainsi des événements hors les murs. Elle édite également des sérigraphies d’artistes. Forte de ces 16 années d’expérience, elle défend aujourd’hui des artistes contemporains reconnus ou débutants, nationaux comme internationaux. À l’instar de la galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico, collaborer est sa force.

C’est à partir de ce constat que les deux galeries ont pu nourrir de nombreux échanges et croiser certains projets.
Aujourd’hui, elles souhaitent renforcer cette collaboration : redéfinir une présence à Bordeaux pour la galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico et soutenir à l’extérieur les projets de la galerie LMR. Pour la saison 2018-2019, cela prendra la forme d’une programmation croisée.

Aussi, les galeries Thomas Bernard - Cortex Athletico et LMR proposent l’exposition Back to the Hood . Un accrochage pensé autour des œuvres de Thierry Lagalla, Vincent Gicquel, Charles Mason (galerie Cortex Athletico - Thomas Bernard), Gorka Mohamed et Manuel Ocampo (galerie LMR).
L’exposition débutera le 15 septembre au 10 rue des Argentiers à Bordeaux et sera le premier opus d’une série de collaborations.

Back to the Hood : une exposition de peintures de Thierry Lagalla, Vincent Gicquel, Gorka Mohamed, Manuel Ocampo et de dessins de Charles Mason.




Charles Mason
Untitled, 1996
Aérographe, crayon sur papier, 59,5 x 42 cm



Thierry Lagalla et Vincent Gicquel sont français, le premier est niçois, le second normand vit et travaille à Bordeaux. On peut dire de Thierry Lagalla, digne descendant des Zutistes, Hydropathes et autres Incohérents, qu’il s’amuse de la pesanteur du grand art auquel il préfère l’équivoque trouble de l’absurde. C’est avec finesse et habilité qu’il réussit à faire se côtoyer l’humour et le burlesque au service de la production d’un monde réel créé par l’esprit qui envahit le monde des choses, un véritable service hospitalier à l’ambivalence, ni d’antithèse, ni de succession.

Le rire est aussi présent chez Vincent Gicquel, il est, dans ses œuvres, l’incarnation d’une révolte de l’esprit contre l’absurde. Un rire né d’une conception de la vie « sub speciae ironiae », résultant d’une prise de conscience de la condition humaine. Tout n’est que divertissement, dérivatif à la mort. Chacune de ses toiles constitue le point d’incidence d’une réflexion ; le miroir fidèle de la réalité dans lequel l’homme vient se réfléchir.




Vincent Gicquel
HP 35, 2012
Peinture à l’huile sur papier, 41,5 x 63,5 cm



Gorka Mohamed est espagnol, il vit entre Madrid et Londres. Son travail s’ancre dans l’histoire de la peinture de son pays. Certaines de ses toiles ne sont pas sans faire penser aux portraits décadents que Goya a pu dresser des puissants de son époque. Personnages déformés, torturés, austères, collages et assemblages de formes, nous sommes souvent proches du baroque espagnol, mais celui que Gorka propose est drôle et totalement halluciné.

Manuel Ocampo est philippin, il vit entre Madrid, Manille et les Etats Unis. Il n’est pas de ces artistes qui proposent toujours la même chose, la même facture. Il n’est pas dans l’esthétisme, le confortable ; il ose tout, vraiment tout et c’est jubilatoire !




Gorka Mohamed
He borrowed her pain from a leopard’s cage, 2018
Acrylique sur toile, 91 x 72,5 cm



Charles Mason est dessinateur et sculpteur, il est anglais. Si son travail de sculpture est connu, ses dessins le sont moins. Faits à la mine de plomb ils sont les actes préparatoires à ces sculptures. Délicats, complexes, subtils, sensibles, ils sont tout simplement sublimes. Le jeu sur les équilibres formels y est improbable, d’une dignité presque comique, souvent absurde, teinté d’humour et d’ironie. Cette « chose » féminine récurrente, informe, telle une improbable acrobate aérienne, est présentée pendue, étalée, accrochée dans des positions des plus hasardeuses.



Manuel Ocampo
Yes sir no sir right away sir part 3, 2012
Peinture à l’huile sur toile, 178 x 122 cm



Chacune des œuvres de cette exposition collective est une conquête artistique. Chacune gagne son présent. Ainsi, le passé qui l’a nourrie ne peut suffire : il se doit de conquérir l’instant qui passe et propose parfois la vision d’un possible devenir, offrant au regardeur un espace sensible, vivant, érotique. Ici, il y a plus que des réalistes, il y a des interprètes délicats et forts qui ont su rendre chaque détail du réel sans tomber dans la sécheresse.
Si la facture de chacun est particulière et engagée, si l’angle de vue est différent, le point commun de leurs ouvres est une force, une énergie vivante et vibrante, celle indispensable à l’essentielle réalité de l’art. Une exposition à regarder et à écouter, des conversations formelles, coloristes, historiennes, philosophiques... passionnées et passionnantes.

 


Florence BEAUGIER

 




 

 

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